Un producteur de poivrons se tourne vers l'ozone

Ozone et filtration sur charbon actif biologique

Ozone et filtration sur charbon actif biologique : une nouvelle approche pour améliorer la désinfection tout en réduisant les sous-produits

Une étude récente menée par Carollo Engineers et financée par le Water Research Foundation (WRF) met en avant des avancées importantes concernant l’utilisation de l’ozone dans les systèmes de réutilisation des eaux (potable reuse), notamment lorsqu’il est associé à des filtres biologiques sur charbon actif (BAC).

Traditionnellement, la validation de la désinfection par ozone repose sur le calcul du CT (Concentration × Temps de contact). Cependant, cette méthode présente plusieurs limites : elle nécessite souvent des doses d’ozone plus élevées que nécessaire, augmente la consommation énergétique et peut favoriser la formation de sous-produits indésirables tels que les bromates.

L’étude démontre qu’un nouvel indicateur, basé sur le rapport entre l’ozone injecté, les nitrites et le carbone organique total ((O₃-NO₂):TOC), permet de mieux contrôler le dosage d’ozone tout en maintenant une efficacité élevée contre les virus. Les essais réalisés sur plusieurs installations ont montré une capacité de réduction virale pouvant atteindre jusqu’à 7 Log, indépendamment de paramètres tels que le pH, la température ou l’ajout de peroxyde.

Cette approche présente plusieurs avantages :

  • Réduction de la consommation d’énergie.
  • Diminution du risque de formation de bromates.
  • Optimisation du pilotage des installations d’ozonation.
  • Meilleure adaptation aux variations de qualité de l’eau.
  • Validation simplifiée des performances sanitaires.

Les chercheurs ont également démontré l’intérêt du charbon actif biologique (BAC) comme barrière complémentaire contre certains pathogènes, avec des performances supérieures à 2 Log de réduction sur plusieurs indicateurs microbiologiques.

Enfin, l’intégration d’outils d’intelligence artificielle permettant d’estimer en temps réel le carbone organique total (TOC) ouvre la voie à des systèmes d’ozonation encore plus intelligents et pilotés dynamiquement selon la qualité réelle de l’eau.

Cette étude confirme une tendance de fond dans le traitement avancé de l’eau : l’efficacité d’une installation d’ozonation ne dépend pas uniquement de la quantité d’ozone produite, mais surtout de la maîtrise du dosage, du transfert gaz/liquide, du temps de contact et du contrôle des réactions secondaires comme la formation de bromates. (Smart Water Magazine)

Article source :
https://smartwatermagazine.com/news/carollo-engineers/innovative-approaches-pathogen-removal-and-validation-carbon-based-systems

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Source principale : (Smart Water Magazine)